« La ville télétravaillée » : comment la pandémie a redéfini la place du travail en ville

Crédits : Hans Lucas pour L’Express

Il y a un an, déjà, nous vivions un point de bascule inédit. Il fallait, à l’appel du Président, et pour celles et ceux qui le pouvaient, opter pour le bureau à emporter et s’enfermer, pour deux semaines au moins qui, on le sait, sont devenues deux mois. La pandémie de Covid-19 et l’arrêt de nombreuses activités économiques, pendant le confinement du printemps 2020, nous ont donné à voir des villes figées, des bureaux vides, désertés dans l’urgence, un tableau qui, sans tomber dans l’exceptionnalisme, manifestait une certaine rupture à venir. Au bout d’un an de crise, les fluctuations qu’ont connues les activités humaines ont mis au jour le lien indéfectible entre ville et travail, la première accueillant le second, le second structurant les temporalités et les flux de la première. L’essor de l’activité à distance a favorisé la scission du travail avec un principe de mobilité qui façonnait, jusqu’alors, les existences urbaines et les flux qu’elles empruntent. Au-delà du rapport des citadins au travail, c’est bien le maintien de la métropole comme force attractive des flux et des populations qui est mis à l’épreuve, si l’on en croit les développements médiatiques récents autour d’un exode urbain et d’un retour des campagnes. 

Il s’agit, à travers cet article, de dresser le portrait d’un idéal-type de ville, tel que nous la connaissons depuis un an, dans laquelle le dualisme entre espace de vie et espace de travail s’est estompé : la ville télétravaillée. Ce développement s’appuiera largement sur le cas français, caractérisé par une forte concentration des richesses et des fonctions métropolitaines « télétravaillables » en région parisienne. C’est ainsi en Ile-de-France que le télétravail était, de loin, le plus pratiqué pendant le premier confinement, devant les autres régions1.

Rappelons qu’à ce stade, l’incertitude entourant le retour au bureau et les choix immobiliers que prendront les entreprises nous oblige à aborder le sujet avec prudence, en s’efforçant d’objectiver les tendances annoncées en mobilisant des paroles d’experts et les fruits de différentes études.

Le télétravail par défaut et l’indifférenciation entre lieu de résidence et lieu de travail

Le télétravail est devenu et demeure, encore à ce stade, la règle pour nombre de salariés. La présence au bureau, quant à elle, fait figure d’exception, plus ou moins rare au gré des annonces gouvernementales. Rappelons que ce mode de travail n’est pas apparu soudainement en mars 2020. En novembre 2019, 8% des salariés télé-travaillaient de façon officielle et contractualisée2. Ajoutons que cette pratique semblait déjà concerner majoritairement les cadres3.

Pour autant, aux yeux des 20% des salariés auxquels il fut imposé, le télétravail généralisé a montré ses limites, passé l’effet expérimental des premières semaines. En septembre 2020, 83% des salariés disaient préférer échanger avec leurs collègues en face-à-face, qui sont, même pour certains, devenus des amis. L’éloignement forcé du collectif a pu renforcer le rôle social du bureau, comme lieu d’échange, de partage et, certainement, de projection spatiale de la culture d’entreprise. C’est d’ailleurs un retour plus fréquent au bureau qui semble animer les souhaits des salariés, face à l’usure grandissante que révèlent les enquêtes récentes4.

En tout cas, le maintien de l’activité professionnelle à domicile a modifié l’expérience de la ville qu’en font ses habitants et ses usagers. Pour beaucoup a-t-il contraint le resserrement du régime acceptable des proximités5 autour de l’unité résidentielle, en entravant le principe de mobilité qui régissait largement les modes de vie urbains (Lussault, 2009). Les travailleurs, ainsi assignés à domicile et, pendant les confinements, dans un rayon d’un kilomètre autour de chez eux, ont mis de côté ce qui faisait leur environnement, professionnel et social, physique. L’accès à l’espace public et les possibilités de circulation se sont vues amoindries, conduisant à une réduction de l’espace vécu des individus à l’échelle du quartier. Ce nouveau rapport à la proximité tend à renforcer la spécialisation fonctionnelle des espaces urbains : les flux des quartiers résidentiels demeurent dynamiques quand les quartiers d’affaires sont peu fréquentés6.

La tentation du flex office

Selon Immostat, en 2020, la superficie de bureaux loués annuellement en région parisienne a chuté de 45% par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 1,32 million de mètres carrés. Le dernier trimestre s’est achevé sur une baisse de 40% de la demande placée7 par rapport au dernier trimestre 2019. Par ailleurs, la surface de bureaux immédiatement disponible en fin d’année a connu une augmentation de 36% par rapport à 2019 . 

Les objectifs de rationalisation des coûts immobiliers, deuxième poste de dépense des entreprises, contraignent les stratégies de location et d’optimisation spatiale alors que le taux de vacance des postes est, et risque de demeurer, élevé. On ne saurait, pour autant, y voir une chute vertigineuse de la surface de bureaux loués, les preneurs à bail étant engagés sur le long terme, d’autant plus que les acteurs de l’immobilier tertiaire semblent adopter une posture plutôt attentiste ces derniers mois.

Il reste clair que l’unité spatio-temporelle du bureau et sa relation inaliénable au travail apparaît, plus que jamais, interrogée. Sur cette ligne de crête, la tendance avancée est celle de l’hybridité, c’est-à-dire une semaine rythmée par deux jours de télétravail et trois jours de présence sur site, préférence émergente qui tend à se consolider selon plusieurs baromètres. En effet, l’hybridation des temporalités du travail entre les phases d’idéation collective et de production individuelle pourrait conduire à une hybridation des lieux de travail eux-mêmes : le bureau consacré au temps du collectif, le domicile et les tiers-lieux destinés à l’inertie individuelle. Nul doute, par ailleurs, que les gains de qualité de vie permis par le télétravail freineront l’adhésion à un éventuel retour au “total bureau”. 

Le modèle du bureau traditionnel ébranlé par les “nouveaux objets urbains”

Dans ce contexte, le bureau traditionnel, qu’il soit individuel ou en open space, se voit de plus en plus concurrencé par les “nouveaux objets urbains”, c’est-à-dire les tiers-lieux, espaces de coworking et autres fablabs qui, importés de la Silicon Valley, se sont développés en France ces dernières années. Les espaces de “coworking corporate” ont fleuri dans les arrondissements centraux de la capitale, offrant aux startups et aux indépendants un accès moins onéreux aux locaux tertiaires. On peut citer, notamment, les dix-huit bâtiments WeWork dans Paris intra-muros, qui y représentent 21% du parc coworking. Les créations de de ce type d’espaces ont triplé entre 2016 et 2019. Plus de cinquante opérateurs sont actifs en Ile-de-France et la part de leurs prises à bail représentait 20% du volume de demande placée dans le QCA parisien juste avant la crise sanitaire. Néanmoins, il convient de replacer ce nouveau régime spatial du travail dans sa juste ampleur : le taux de pénétration du coworking plafonnait à 3% dans Paris Centre Ouest au quatrième trimestre 2020.

Figure 1 : Carte du Quartier Central des Affaires de Paris, principal et plus dense pôle d’emplois de la Métropole du Grand Paris. Source : APUR (Atelier Parisien d’Urbanisme)

Nous l’avons évoqué, l’émergence de ces nouveaux lieux de travail pourrait accompagner la recomposition de la géographie du travail. L’idée structurante est, ici, celle d’une décentralisation du travail dans l’espace urbain. On parle volontiers de tiers-lieux satellites, ou d’espaces de travail intermédiaires en petite et grande couronnes, plus proches du domicile des travailleurs, qui leur permettent de gagner en temps de transport tout en bénéficiant de lieux d’échange. L’hybridation des lieux de travail semble répondre à une demande croissante d’autonomie de la part des salariés du tertiaire. Certains voient dans les espaces de coworking un bon intermédiaire entre le siège et le domicile, les préservant des déplacements inutiles comme de l’isolement social.

Figure 2 : Exemple d’un espace de coworking, « WeWork Coeur Marais », rue des Archives. Source : site de WeWork

Si la rupture avec l’idée d’un lieu de travail unique semble amorcée, le bureau est sommé de se différencier par rapport au domicile et aux tiers-lieux. Il nous faudrait y trouver ce qui nous manque ailleurs. Sa singularité pourrait résider, d’abord, dans sa situation géographique privilégiée, dans des quartiers centraux, mixtes et bien desservis par les transports en commun, correspondant aux attentes des jeunes diplômés8. Il pourrait, en d’autres termes, faire figure d’un atout pour les stratégies de recrutement. En outre, le bureau apparaît également comme un espace de partage, d’accueil des flux, un lieu de l’identité, du rassemblement et de l’évènementiel. Ainsi, le caractère motivant et fédérateur de la présence au bureau fait d’autant plus consensus que la lassitude s’installe chez les télétravailleurs, ce qui tend à invalider l’hypothèse d’une « mort du bureau », telle qu’elle apparaissait dans la presse ces derniers mois.

Parallèlement à cette remise en question du bureau traditionnel se noue l’ébranlement du modèle du quartier d’affaires, tel qu’il fut conçu dans une logique fonctionnaliste binaire, entre espaces de production et de résidence. C’est désormais la mixité fonctionnelle qui apparaît plus souhaitable, avec une réintégration de l’habitat dans les zones jusqu’ici consacrées aux espaces de travail9. Les tentatives de prédire le sort des quartiers d’affaires en sortie de crise semblent s’accorder autour de cet impératif, alors que le modèle du quartier “tout-bureau” pourrait s’essouffler. La Défense, exemple-type de cet idéal-type de quartier, serait en mesure d’accueillir davantage de populations désireuses de se rapprocher du centre de la métropole, à des prix de l’immobilier plus attractifs. Enfin, le risque de l’obsolescence pourrait pousser les quartiers d’affaires à parier sur les espaces d’intelligence collective et un positionnement à l’avant-garde de la transition écologique, grâce à l’étendue des surfaces à reconvertir.

Figure 3 : Graphique représentant l’évolution de la fréquentation quotidienne du quartier d’affaires de La Défense en 2020. Source : Tableau de bord des mobilités de l’Institut Paris Région / Données RATP

« La ville telle qu’elle a été construite avec, d’un côté, des quartiers d’affaires, de l’autre, des quartiers résidentiels et, entre les deux, les transports, est questionnée. Ce n’est pas la fin du quartier d’affaires, mais il devra se transformer avec des approches plus mixte agrégeant habitat, commerces, locaux d’entreprise, tiers-lieux partagés… » Brigitte Bariol Mathais, déléguée générale de la Fédération nationale des agences d’urbanisme

L’exode urbain : fantasme ou réalité ?

Mais alors, quels effets du “moins de bureau” sur la ville, et ses flux de population notamment ? 

Première conséquence évidente : la baisse de fréquentation des transports en commun, pendant les confinements d’abord, et sur l’année 2020 plus généralement. Les pratiques de mobilité, comme liant entre espace de résidence et espace de travail, se sont vues modifiées tant en degré qu’en nature. Par exemple, le réseau RATP a connu une forte baisse de sa fréquentation10. L’évolution des flux de trafic en région Ile-de-France montre la reprise plus rapide du trafic routier par rapport aux transports en commun. Anticipant le retour des modes de transport individuel, motivé par la crainte de la contamination, de nombreuses métropoles ont eu recours aux outils de l’urbanisme tactique. L’élargissement des trottoirs, la piétonnisation de certaines voies fréquentées et le déploiement de pistes cyclables temporaires – singulièrement désignées par “coronapistes” – en sont autant d’exemples.

Seconde conséquence notable : paradoxalement, l’immobilité contrainte des citadins s’est vue confrontée à l’idée d’un exode urbain11, au profit d’un dit “retour au vert”.

Ces derniers mois, les sorties médiatiques évoquant un exode urbain et une fuite de la métropole sont légion. La représentation d’un retour au vert fait suite au parallèle, artificiel et discutable, entre densité, métropolisation et risque sanitaire12, ainsi qu’à la quête d’un cadre de vie plus agréable à l’heure où les foyers se sont retrouvés confrontés à l’intérieur de l’unité résidentielle au quotidien. 

L’idée d’un phénomène de reflux des grandes centres urbains, accentué avec la pandémie et la généralisation du télétravail, a fait son chemin. L’opérateur de réseau mobile Orange a estimé qu’environ 17% des parisiens et des habitants de la première couronne avaient quitté leur résidence principale à l’instauration du premier confinement13. Cependant, au-delà de l’épiphénomène, la vision d’un exode urbain sur le long-terme et d’un retour à la campagne apparaît fantasmée, comme le souligne Raphaël Languillon-Aussel, chercheur en géographie, pour qui les territoires d’accueil de ces flux se situent généralement dans les couronnes périurbaines sous influence métropolitaine. Selon lui, la métropolisation repose sur des bases solides et que la plasticité des espaces ruraux apparaît insuffisante pour absorber un tel flux de population14.

Figure 4 : Carte de ratio et de stock représentant l’évolution du nombre de téléphone mobile par EPCI entre le 13 et le 20 mars 2020. Source : Le Figaro / Données Orange

Le sociologue Jean Viard voit, dans cette “fuite de Paris”, annoncée déjà avant la pandémie, une nouvelle forme de mobilité sociale, qui s’oriente désormais vers les grandes métropoles régionales : Montpellier, Bordeaux, Lyon ou Nantes. Les trentenaires cadres très diplômés, protégés par leur capital culturel attesté, ont le choix de rechercher, entre autres, une meilleure qualité de vie et des prix immobiliers plus attractifs, tout en conservant la vitalité culturelle et sociale qui n’est plus le propre de la capitale15. Dans ce contexte, le développement du numérique sur tout le territoire national pourrait faire émerger des formes de dis-localisation du travail, en lien avec un siège parisien facilement accessible en TGV. Si les espaces périurbains et ruraux ont connu leur âge d’or alors que le pavillon individuel apparaissait comme la consécration d’une ascension sociale pour toute une génération, ce sont les centres des métropoles régionales que la suivante semblerait privilégier, selon Jean Viard.

La volonté des régions d’attirer des travailleurs diplômés en leur proposant des conditions de vie plus agréables et un environnement matériel et technologique adéquat à la poursuite de fonctions métropolitaines ne date pas d’hier. Toutefois, les services régionaux ont, en 2020, accentué le volet marketing territorial de leur agenda politique, en lançant des campagnes d’attraction, à l’attention des acteurs de la tech notamment. On parle même d’une « chasse au cadre »16 pour qualifier ces opérations séduction matérialisées, à titre d’exemple, par des publicités sur le réseau RATP sur lesquelles figurent des paysages verdoyants et des slogans ciblés, comme « Alès, la capitale qui ne manque pas d’air » (Figure 5).

Figure 5 : Exemple de campagne de marketing territorial, déployée au cours de l’été 2020 sur le réseau RATP. Source : site de la Ville d’Alès

Plus récemment, au-delà des métropoles régionales, ce sont les villes moyennes qui attirent l’attention de la presse. Ces villes, dont la population est comprise entre 20 000 et 100 000 habitants, font l’objet de représentations contradictoires, entre ce qu’elles ont à offrir – de grands espaces, un coût de la vie plus abordable – et ce dont elles sont privées – une offre culturelle suffisante, un marché de l’emploi dynamique. Cependant, ce retour annoncé des villes moyennes est parfois décrit comme une mode passagère, la force d’inertie des métropoles pesant encore lourd sur le territoire national. De plus, le vocable d’exode urbain, tel qu’il fut brandi au cours de l’année 2020 à la vue des mouvements de population en réaction à l’instauration des confinements, est questionné. En effet, peu d’études consolidées vont dans la voie de cette hypothèse à ce stade. On peut noter, cependant, que les acquisitions de propriété sont en hausse dans les départements limitrophes de l’Ile-de-France et en Grande Couronne17, sans que cela ne constitue une tendance massive ou soudaine. En outre, rappelons que les professions sont loin d’être toutes télétravaillables et les salariés ne détiennent qu’inégalement les ressources économiques mobilisables dans un déménagement et le maintien d’une présence ponctuelle dans la métropole parisienne, via des allers-retours fréquents en TGV, par exemple. 

Alors que la littérature sur la fuite des métropoles et le retour des villes moyennes se développe depuis un an, certains considèrent toujours le centre-ville comme le lieu idéal pour l’implantation du travail et, avec lui, de l’immobilier de bureau. C’est le cas de Gilbert Emont, directeur de l’Institut Palladio, pour qui la fin des métropoles est illusoire. Selon lui, nous sommes bien dans l’ère de l’urbanocène, c’est-à-dire celle de l’attractivité des centres-villes offrant une densité de services et une accessibilité inégalée . Les modes de vie et de sociabilité propres aux centres urbains semblent toujours séduire les individus jeunes et diplômés18. Ainsi, l’exode urbain apparaît davantage comme une vision fantasmée qu’un phénomène avéré et, quand bien même exode il y a, celui-ci aurait plutôt lieu dans l’écosystème urbain lui-même, vers la couronne parisienne ou les métropoles régionales.

« Nous sommes dans un monde de réseau, de flux, nous avons besoin de pôles, de hubs, où se développent l’innovation, la recherche, rendue possible par la proximité entre les chercheurs et les entreprises. Ces hubs, ce sont les métropoles et pour être efficace, le monde en a besoin«  Gilbert Emont, Directeur de l’Institut Palladio des Hautes Etudes sur l’Immobilier et la Cité

Conclusion

La pandémie de Covid-19 – et c’est, sans doute, le propre de toute crise -, laissera des traces dans l’organisation socio-spatiale des activités productives. Objets de représentations spectaculaires et premiers terrains d’application de mesures restrictives, les villes ont attiré la focale des discours visant à spatialiser les effets de la réduction des contacts humains. Les temporalités et les flux urbains ont connu des changements en volume comme en nature, marqués par une indifférenciation entre lieu de résidence et lieu de travail, ainsi qu’une suspension du principe de mobilité qui les liait jusqu’alors. Si les tentatives de dresser le portrait de la ville post-Covid sont nombreuses, adopter le prisme du travail a, au moins, le mérite de prêter attention aux usages quotidiens des citadins, dans l’activité pour laquelle ils se mobilisent, socialisent, se représentent, inventent et, par là, font de la métropole un écosystème unique. Si, à ce stade, la prudence est de mise quant à l’élaboration d’hypothèses fortes, on peut néanmoins souligner la convergence des prévisions et des aspirations vers une hybridation des temps et des lieux de travail dans la ville. Enfin, la production discursive autour d’un exode urbain apparaît au moins englobante, sinon fantasmée. Les flux de population, qui s’ajoutent aux dynamiques structurelles des migrations interrégionales, devront être étudiés à la lueur de données consolidées, tant du point de vue de leur volume que des motifs de départ.

Notes et références

↑1 – Selon le baromètre des territoires réalisé par Odoxa-Adviso Partners, 41% des actifs en emploi télé-travaillaient en Ile-de-France pendant le premier confinement, contre 19% en moyenne dans les autres régions.

↑2 – Selon le Baromètre annuel Télétravail 2021 de Malakoff Humanis, 30% des salariés télé-travaillaient de façon plus ou moins régulière et contractualisée en novembre 2019.

↑3 – Selon l’Analyse n°051 de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) de novembre 2019, 11,1% des cadres déclaraient pratiquer le télétravail régulièrement (au moins un jour par semaine en 2017) en France, contre 3% de l’ensemble de l’effectif.

↑4 – Selon le Baromètre annuel Télétravail 2021 de Malakoff Humanis, 27% des répondants citent « Partager un moment de convivialité avec vos collègues » comme première chose qu’ils feraient en se rendant dans les locaux de leur entreprise en cas d’une alternance télétravail / « présentiel ». Selon le Baromètre Paris WorkPlace 2020 SFL-IFOP issue d’une étude menée en février 2020 et septembre 2020 auprès de 1 500 salariés, 55% des 25-30 ans considèraient leurs collègues comme des amis. 60% des salariés télé-travaillant tous les jours ou presque déclaraient, en septembre 2020, se sentir souvent seul ou isolé au sein de leur entreprise.

↑5 – Dans De la lutte des classes à la lutte des places (2009), le géographe Michel Lussault associe le régime acceptable des proximités à « la définition des bons rapports de distance entre toutes les réalités appréhendées par un acteur dans l’arrangement de son espace de vie ».

↑6 – Selon la RATP, la fréquentation quotidienne moyenne de La Défense pendant la dernière semaine de janvier 2021 était 66,7% inférieure à celle observée à cette même période, en janvier 2020.

↑7 – La demande placée correspond à l’ensemble des locations ou ventes à l’occupant (par opposition aux ventes à investisseur) portant sur des locaux à usage de bureaux, sans tenir compte des locaux éventuellement libérés dans le même temps. (Def. Immostat).

↑8 – Selon le Baromètre Paris WorkPlace 2020 SFL-IFOP, 53% des 25-30 ans déclaraient, en septembre 2020, que « les bureaux ont été un critère important dans le choix de rejoindre mon entreprise », contre 37% des 40-45 ans et 31% des 50 ans et plus. Par ailleurs, 59% des moins de 50 ans accepteraient une baisse de salaire de 5% pour pouvoir travailler à moins de 20 minutes de chez soi, contre 45% des 50 ans et plus.

↑9 – Ginibrière Gaëlle. “Le télétravail va-t-il changer le visage des villes ?”. La Gazette des Communes. 26/01/2021.

↑10 – Selon Moovit, la fréquentation des transports en commun de la troisième semaine d’avril 2020 était 88% inférieure à celle de la semaine du 7 au 14 janvier 2020. Depuis, le niveau de fréquentation le plus haut enregistré, pendant la troisième semaine de septembre 2020, était 35,7% inférieur à celui de la semaine du 7 au 14 janvier 2020.

↑11 – Selon le PUCA, l’exode urbain désigne « le mouvement d’installation – à la durée incertaine – de citadins dans des espaces ruraux ou des villes plus petites. ».

↑12 – Verdeil Eric. « La métropolisation, coupable idéale de la pandémie ?”. The Conversation. 09/04/2020.

↑13 – « Le tête-à-tête ». Europe 1. 26/03/2020.

↑14 – Languillon-Aussel Raphaël dans “Société : va-t-on assister à un exode urbain ?”. La Drenche.  23/07/2020.

↑15 – Poujoulat Anne-Christine. “Hier, les jeunes cadres seraient allés dans les banlieues chics de Paris. Aujourd’hui, c’est les capitales régionales ». Le Monde. 29/02/2019.

↑16 – Albert Laurence, Frachet Stéphane et Roussange Guillaume. « Télétravail, relocalisations… Les villes accélèrent leurs opérations séduction ». Les Echos. 01/07/2020.

↑17 – Note d’analyse du PUCA n°6. “Aménager le territoire de l’après”. Février 2021. Selon les Notaires du Grand Paris, plus de 26% des acquéreurs issus du département des Hauts-de-Seine ont acheté en Grande Couronne quand ils sont restés en Ile-de-France en 2020, contre 19% en moyenne les 10 années précédentes. Le nombre de transactions dans Paris a baissé, au profit de la Grande Couronne. Focus Immobilier. 16/12/2020.

↑18 – Paris Workplace. “Gilbert Emont : « Le centre-ville restera par sa densité des services et son accessibilité le lieu idéal pour le bureau » ». 02/12/2020.

Bibliographie

Baromètres

SDL-IFOP, 03/12/2020, Baromètres Paris Worplace 2020.

Malakoff Humanis, 2021, Baromètre annuel Télétravail.

ImmoStat, Les grands indicateurs du marché immobilier d’entreprise en Ile-de-France.

Etudes

DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), 04/11/2019, Analyse n°51, 11p.

CBRE, 2021, “Coworking, l’âge de la maturité”. Research France, 40p.

PUCA, Février 2021, « Aménager le territoire de l’après », Note d’analyse n°6. 13p.

Notaires du Grand Paris, 16/12/2020, « La crise sanitaire semble accentuer la mobilité des Franciliens et pousser à des choix nouveaux ». Focus Immobilier.

Littérature académique

Lussault Michel, 2009, De la lutte des classes à la lutte des places, Paris, Grasset (Mondes vécus), 221p.

Sources médiatiques

Voir « Notes et références »

Publié par Lucas Leroy

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